Par Adrien Baccichetti (biologiste).

Tout être vivant produit naturellement au contact de l’oxygène de l’air des radicaux libres (espèces réactives de l’oxygene) responsables de stress oxydatif. Ces molécules possèdent un électron non apparié qui va être très réactif et pourra s’attaquer aux membranes cellulaires. Nous possédons des enzymes (catalase, superoxyde dismutase, glutathion peroxydase) ou des molécules (vitamine C , vitamine A, vitamine E, zinc, silicium) qui nous défendent contre ce stress oxydant. L’exposition à des polluants, des médicaments ou des radiations augmente ce stress oxydant, et le système de défense de l’organisme peut être dépassé. Un apport d’anti-oxydants par l’alimentation ou des compléments alimentaires pourra donc aider l’organisme à se défendre.

Le stress oxydatif est un des mécanismes qui explique le vieillissement. Le vieillissement s’accompagne de modifications anatomiques, physiologiques et psychologiques à la suite de modification des mécanismes biologiques. Les signes particulièrement caractéristiques du vieillissement sont :

  • niveau cérébral : troubles psychiques, désordres cognitifs, perte de mémoire, baisse de la concentration.
  • Niveau hormonal : ménopause, andropause.
  • Niveau cutané : perte de l’élasticité des tissus.
  • Troubles cardiovasculaires.
  • Troubles de l’appareil locomoteur, problèmes osseux et articulaires.

Le vieillissement entraîne des troubles chroniques comme les maladies articulaires et inflammatoires, les problèmes cardiovasculaires, la cataracte et la dégénérescence maculaire de l’œil, les maladies d’Alzheimer de Parkinson et des cancers. Le stress oxydatif est un facteur commun de ces pathologies. Le manque de silicium également, car après 50 ans les réserves de silicium de l’organisme diminuent et elles sont indispensables pour la structure tissus de soutien, la formation du collagène et l’assimilation du calcium par les os. De nombreuses études démontrent qu’un apport d’anti-oxydant et de silicium est susceptible d’avoir un effet protecteur contre les mécanismes du vieillissement.

Les systèmes de défense de l’organisme.

L’organisme a différentes manières pour se défendre contre le stress oxydatif. Il y a les défenses enzymatiques, les défenses non enzymatiques au niveau membranaire et les défenses au niveau du cytosol (à l’intérieur des cellules).

1. Défenses enzymatiques.

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Défenses enzymatiques
Le schéma suivant indique le mécanisme de défense enzymatique anti-oxydante. Il fait appel aux enzymes suivantes :

  • Superoxyde dismutase (SOD) et catalase (CAT): La SOD permet la métabolisation du radical libre superoxyde O2° en H2O2 (peroxyde d’hydrogène), qui sera à son tour dégradé par la catalase (CAT) en H2O et O2. La SOD a besoin de cuivre, de zinc et de manganèse pour fonctionner correctement, et la CAT a besoin de fer, minéraux qui doivent être apportés par l’alimentation. Un dysfonctionnement de ces enzymes contraint à un stress oxydatif massif induisant de nombreux cancers, une perte musculaire avec l’age, l’obésité ou la cataracte. Le mauvais fonctionnement de la SOD est impliqué dans la maladie de Charcot qui conduit à une destruction des neurones moteurs et entraine une mort en quelques années.
  • Glutathion peroxydase (GPx) : Cette enzyme va, comme la CAT, permettre de métaboliser les peroxydes toxiques en composés inoffensifs. Elle a besoin de glutathion comme substrat pour fonctionner, qui sera régénéré par la glutathion réductase (GR).

2. Défenses non enzymatiques.

Ce sont des molécules qui vont piéger les électrons singulets des radicaux libres, afin de les inactiver.

Au niveau membranaire, ce sont les β -carotènes, la vitamine E et les flavonoïdes qui vont assurer ce rôle protecteur. Ils sont présents dans 100 g d’ortie, respectivement, à raison de 5 mg, 14,4 mg et 2 g.

Au niveau du cytosol, ce sont encore les flavonoïdes ainsi que la vitamine C (300 mg pour 100 g d’ortie) qui vont assurer ce rôle.

3. Conclusions.

Le stress oxydatif est produit naturellement dans l’organisme au contact de l’oxygène et il est responsable du vieillissement. Des facteurs extérieurs dûs au mode de vie moderne accentuent ce stress oxydant qui dépasse les défenses de l’organisme. Pour se défende, l’organisme a besoin de minéraux (cofacteurs des enzymes de détoxication) comme le zinc, le manganèse, le cuivre ou le fer et des éléments comme les vitamine C, vitamine E, B-carotène et flavonoïdes. Voir valeur nutritive de l’ortie.

Ceci peut expliquer les résultats des études suivantes réalisées sur les extraits d’ortie et le stress oxydant. Voir ortie, silicium et activité antioxydante.